PS4 : Knack, knack, y a quelqu’un ?

dualshock4 La guerre des boutons est déclarée. Il y a quelques heures, le constructeur Sony a dévoilé la Playstation 4, sa nouvelle console de jeu pour le salon. Alors à quoi ressemble cette PS4, son nom officiel désormais ? Et bien c'est tout le paradoxe, à rien. L'un des slogans de la soirée était : "La guerre contre la réalité". La réalité c'est que Sony a choisi de dévoiler sa nouvelle console de salon, sans la montrer. On ne connait donc pas son design, ni son prix, ni sa date de sortie précise, sans doute la fin de l'année, signe d'une certaine précipitation chez le constructeur japonais en pleine restructuration. Explication : Sony voulait absolument lancer sa nouvelle console avant le concurrent Microsoft et sa future Xbox. Ce que l'on sait, c'est que cette PS4 sera puissante, capable d'afficher des graphismes très réalistes. Le jeu le plus remarqué de la soirée est d'ailleurs français, Watchdogs crée par Ubisoft (à noter que le premier jeu présenté s'appelait Knack, oui, comme l'autre nom de la saucisse de Strasbourg). Mais ce qu'on a le plus vu cette nuit, c'est sa nouvelle manette, la "Dualshock 4", avec écran tactile incorporé, détecteur de mouvement, haut parleur, micro et prise casque pour bavasser avec les potes en ligne, et surtout un bouton partager pour livrer ses impressions sur les réseaux sociaux, inviter des amis à regarder sa partie ou mettre en ligne la vidéo de son dernier but sur Fifa.

Et c'est bien sur les services que Sony compte faire la différence. Un autre slogan de ces deux heures interminables : "Le salon n'est plus le centre du jeu vidéo, maintenant, c'est le joueur". Exemple de cette philosophie : le Cloud Gaming. On pourra ainsi jouer à des jeux PS4  PS3 sur la PS Vita, la console portable de Sony en mal de clients, c'est peu de le dire. Tablettes et smartphones serviront à faire perdurer l'aventure.

Microsoft, je le disais, va dévoiler prochainement sa future Xbox. Mais la véritable concurrence de Sony se nomme désormais smartphone, tablette, ordinateur et même Box ADSL. Pour Sony, il faudra en montrer plus pour convaincre, sans doute au prochain E3, en juin prochain à Los Angeles. Mais la capacité à rêver et faire rêver s'est envolée. Juste un industriel un peu perdu qui vient de réaliser une campagne de communication sur du vent. Une mode en ce moment. Je retourne à Zelda : Majora's Mask. Bisou.

Finding Teddy : Alice au pays des pixels

Finding TeddyC'est pour le moins un beau jeu, envoutant, et complexe. Finding Teddy est un jeu français disponible sur iPad pour moins de deux euros, une sorte d’Alice au pays des pixels, jeu d’aventure et de musique autour d’une petite fille qui dort paisiblement dans sa chambre. Teddy, son ours en peluche préféré, est alors enlevé par un monstre qui surgit de son placard. La petite le suit et la voilà projetée dans un monde magique rempli de monstres et de bizarreries. Et surtout de mystères à résoudre. C’est graphiquement superbe, du vrai Pixel art soigné et séduisant. On pense à Fez et surtout Sword & Sworcery mais cela ne fait pas de Finding Teddy un copieur patenté. Bien au contraire. Un titre assez difficile aussi malgré la durée plutôt courte du jeu, jeu qui s'inspire sans se cacher de Zelda ou Limbo, véritable forêt d'histoires vidéoludiques, autant de bombes nostalgiques.La musique très 8-bits ambiant a son mot à dire dans les énigmes proposées. Ainsi, comme dans Ocarina of Time, il va falloir trouver et rejouer des suites musicales. Mais contrairement au jeu de Nintendo, il va aussi falloir une bonne oreille pour retrouver sur sa partition les mélodies libératrices. Enfin, il y a ce sentiment de solitude enfantine dans les grands yeux de l'héroïne. Un must crée par le studio Storybird Game (la musique, soignée, est à écouter via ce lien) et produit par les internautes via LookAtMyGame. Finding Teddy qui devrait être prochainement disponible sur PC et Android. Bon jeu. Lire la suite

Ni no Kuni : La Vengeance de la Sorcière – L’enfance de l’art

Ni no Kuni : La Vengeance de la Sorcière Céleste C’est ce qu’on appelle un mariage de rêve : d’un côté le studio d'animation Ghibli à qui l’on doit quelques merveilles signée du maître Hayao Miyazaki : Mon Voisin Totoro, Princesse Mononoke, le voyage de Chihiro. De l’autre, le studio Level-5 créateur entre autre du Professeur Layton. Deux studios amoureux de l’animation et une union au sommet qui accouche d’un jeu graphiquement somptueux : Ni no Kuni : La Vengeance de la Sorcière, adaptation généreuse d’un titre sorti il y a trois ans sur la console Nintendo DS. Côté scénario, Nino Kuni est une œuvre initiatique forte, comme souvent chez Ghibli. Le héros est un orphelin, Oliver, qui va devoir voyager dans un monde parallèle et fantastique après la mort de sa mère, un enfant solitaire sur le dur chemin de l'apprentissage, le tout accompagné par la musique magistrale de Joe Hisaishi, fidèle compositeur d'Hayao Miyazaki. Lire la suite

Les 5 première minutes – Starcraft II : Heart of the Swarm

starcraft2-heart-of-the-swarm-logoVoilà la cinématique d'introduction de StarCraft II: Heart of the Swarm, nouveau volet attendu sur terre le 12 mars prochain. Une séquence très animée qui met en scène les Zergs terrassant une base ennemie humaine. Brrrrrrrrrrrr. Un add-on qui comporte une campagne solo de dix missions avec quelques nouveautés en multijoueur, notamment des unités inédites.

 

http://youtu.be/MGcAsCrT6jo

The Cave : allégorie de la caverne

The-Cave-By-Ron-GilbertBienvenue dans la Caverne, pas celle de Platon et Socrate dans La République mais dans les méandres souterrains imaginés par Ron Gilbert. L’américain Ron Gilbert, le papa de Monkey Island, Maniac Mansion et mentor d’un autre grand nom du jeu vidéo : Tim Schafer. Ron Gilbert et son nouveau bébé qui porte donc le nom de The Cave, un jeu de réflexion, de plate-forme et de coopération, rien que ça, le tout dans un univers burtonien à souhait.

Il était une fois 7 personnages qui vont explorer les profondeurs moites de la terre en quête leur identité et des recoins obscurs de leur âme. Un moine, un aventurier, un chevalier, un paysan, une scientifique fou, un voyageur temporel et deux jumeaux plutôt flippant. 7 héros ou plutôt anti héros avec chacun un pouvoir différent afin de s’enfoncer plus profondément encore dans ces cavités joliment animées. The Cave est donc bien une allégorie de la caverne emplie de mystère à résoudre, d’obstacles à franchir, un jeu d'aventure basé où il faudra détricoter des puzzles dans une atmosphère à la fois drôle et effrayante.  Lire la suite

« La princesse aux petits prouts » : le conte a du souffle

La-Princesse-aux-petits-proutsCette application est un véritable coup de cœur, premier conte interactif édité exclusivement sur iPad et Android par Audois et Alleuil. Tout est dans son titre : La princesse aux petits prouts. Il était une fois un tout petit petit royaume. Sa réputation de raffinement est sans faille, pour la plus grande fierté du roi et de la reine. Seulement quand il faut trouver une épouse à leur fils, la maman a un test absolu : faire manger aux prétendantes une recette mêlant brocolis et choux. L'aérophagie guette, bien évidemment. Et cette question : croyez-vous que l’on puisse séduire un jeune et beau prince avec les conséquences d’un gratin de brocolis ? Derrière l’aspect pipi caca de la situation (et qui plaira aux enfants lors de ce stade si "tordant"), ce conte est superbement dessiné, un peu pastel, bien crayonné, c'est très malin, et on peut écouter l’histoire ou lire l’histoire (on peut donc partager le conte avec ses enfants) qui est assez courte mais très originale, bien racontée avec une voix off emplie d’humour. La princesse aux petits prouts, ça souffle à un peu moins de 5 euros sur l'App Store et c’est à partir de 4 ans. Enjoy.

 

 

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