La PS Vita et ses jeux, une bête à tout fun
18 février 2012
Elle arrive, enfin. Après une sortie japonaise tristounette au niveau des ventes, voilà la PS Vita qui débarque sur le vieux continent pour séduire le gamer avec une machine taillée pour jouer. Belle, nerveuse et racée, la nouvelle console portable de Sony affiche haut les couleurs de la firme nipponne. Suffisant pour séduire le grand public ? Visite guidée, du design aux jeux, qui accompagnent la belle bête.
Le prix
La version Wifi à 249€.
La version Wifi/3G à 299€
Le déballage
A l'intérieur de la boite :
Une PlayStation Vita.
Un chargeur composé d’un transformateur, d’un cordon d’alimentation et d’un câble USB.
Une carte Sim pour le modèle 3G/Wifi uniquement avec 3 jours d’accès au service 3G de SFR.
La documentation.
6 cartes de réalité augmentée.
Le design
Beau design, doux, qui ne singe pas Apple (Sony, c'est pas Samsung) la PS Vita est une séductrice dès le premier coup d’œil. On comprend mieux pourquoi en découvrant sa gestation : née du fruit du travail entre l’équipe design de Sony Corporate Design Center et de l’équipe de développement Worldwide studios, la Vita (elle a déjà un petit nom, coquine) a été touché par la grâce de Takashi Sogabe, l'homme qui avait déjà suivi l’élaboration du design du premier Walkman de Sony. Résultat : une forme en Super Oval Design qui tient parfaitement au cœur de la main. On pense à une PSP (la Vita est légèrement plus grande) mais bien plus généreuse. Un écran OLED large (5 pouces), deux sticks analogiques plutôt petits, une croix directionnelle, le célèbre quatuor de boutons, deux boutons select et start ainsi qu'un bouton Playstation de retour au menu, une petite caméra avant (0,3 mégapixels), des haut-parleurs, et le micro intégré à la façade. Sur le dessus, deux gâchettes, le bouton d’alimentation, les boutons du volume, deux emplacements : l’un est destiné aux cartouches de jeu, l’autre pour les accessoires. En dessous, un port multi-usage notamment pour recharger la bête, une prise jack pour le casque et un emplacement pour la mini-carte mémoire VITA, format propriétaire, l'un des défauts majeurs de la console car elle s'achète hors console. Ce qui sale la facture. A l'arrière, deux renfoncements tout doux pour accueillir les doigts et, inédit, une large surface tactile et enfin une autre caméra (toujours 0,3 mégapixels, pas génial).
La prise en main
Excellente, belle ergonomie, on s'y attache immédiatement, et si les touches sont certes petites, mes gros doigts se sont adaptés sans souci. Donc... La Vita est également légère, 279 grammes en version 3G et 260 grammes en version WiFi. Un peu encombrante pour les poches, mais bon, l'autonomie étant faible (4 à 5 heures en jouant), la Vita est ce que l'on peut appeler une console nomade de salon. Si, si. Avec le prix, c'est l'autre défaut de la dame. Mais sa qualité, c'est ce rapprochement avec la qualité graphique des consoles HD. En somme, le top technologique.
L'interface
C'est la bonne surprise, elle est réussie. Oublions la PS3, cette interface Vita est chaleureuse, colorée, composée d’icônes rondes rebondissant gaiement et réparties sur l'écran d’accueil qui défile verticalement. Lorsqu'on fait défiler l'écran sur la droite, on trouve les applications en cours d’exécution. Attention, pas de multitâche et une certaine lenteur pour passer d'une appli à l'autre. Sinon, elle fait tout. Comme la PSP ou la PS3, la Vita lit musique, photos, vidéos, etc. Grosse faiblesse, le navigateur web, pas vraiment aisé. Attention, l'interface est entièrement tactile, exit les boutons. Et à l’image des smartphones, il est possible de télécharger des application : Twitter, Facebook, Skype, Foursquare, Flickr, etc. Comme sur la PSP, la Vita peut prendre le contrôle à distance de sa PS3. Avant, il faudra activer quelques paramètres sur celle-ci et bien sur enregistrer la console nomade pour autoriser l’accès à distance. Pour ce qui est des jeux, ils seront disponibles sous la forme de cartouches légèrement plus petites que des cartes SD. Il est aussi possible de télécharger des jeux via le Playstation Store. Le prix des jeux Vita seront en moyenne aux alentours des 35 euros. Ce qui peut, selon les titres, paraître excessif. Parlons jeux, justement.
Les jeux
Rayman Origins : Le coup de cœur de cette nouvelle machine est français. Rayman Origins avait déjà convaincu la critique sur PS3, Xbox 360 et Wii. Le voilà superbement transposé avec des couleurs incroyables, une belle lumière, une réactivité saisissante, un rythme diabolique, un nouveau mode fantôme, bref, Rayman Origins est un jeu de plateforme retord et enjoué sur 66 niveaux hirsutes. Un must. Dommage que le multijoueur soit absent, seul véritable défaut de ce Rayman toujours bluffant en version nomade.
Wipeout 2048 : A fond la caisse, rien de moins. C'est la promesse de Wipeout 2048, et les sensations sont là. Une tuerie vitesse grand V. Et non seulement ça va vite, mais c'est beau, immersif avec un mode carrière tenace. Bon, ok, pendant les temps de chargement, tu peux aller faire les courses et même entamer une pause café, mais bon. Ah, il y aussi une durée de vie de 4 à 5 heure, c'est court. Mais dense. Car le mode online promet lui aussi. Coup de cœur.
Uncharted : Golden Abyss : Là aussi ça claque, l'écran de la Vita fait des merveilles, ça flatte l'iris. Le scénario est par contre à la peine au démarrage mais la vitalité de Nathan Drake gagne en souffle sur une durée de vie conséquente. Bref, on est conquis. Encore. Un jeu si proche de la qualité des consoles de salon que Sony y voit sa killer app.
FIFA Football : Enfin un bon jeu de de foot sur console portable ? Et bien le voilà, FIFA Football avec son programme complet, jouable et agréable (si, si) et si tout n'est pas parfait (l'IA notamment), c'est désormais un incontournable en la matière. Direct. A noter une manière très tactile de claquer des buts, mais je vous laisse la surprise. Ah, c'est beau. Mais bon, avec la Vita, vous saviez déjà.
Little Deviants : LE jeu pour découvrir les possibilités du panneau tactile arrière de la PS Vita. Très déstabilisant, fun au possible, Little Deviants aurait pu être un must have tant il passe le temps de manière originale. Mais trop répétitif, trop court avec ses 30 mini-jeux, le résultat est juste étonnant puis plaisant (oh, si, c'est beau, hum). Et trop cher. 40 euros à l'ère des smartphones, ça ne peut plus passer.
Lumines Electronic Symphony : Déjà présente lors du lancement de la PSP en 2004, la série Lumines se montre également sur Vita avec cet épisode dans l'esprit de la saga. Le but du jeu ? Comme d'hab'. Il va falloir disparaître des blocs en les associant par couleurs. Et comme dans un Tetris nouveau siècle, difficile de décrocher. Musiques inédites, fonctions sociales et multijoueur finissent de dessiner un bon jeu nomade.