Rockstar Games : la poule (mouillée) aux œufs d’or

pouleNon, ceci n'est pas un test de GTA V, car des test il y en a déjà pléthore cher lecteur, et avant ou après 16 heures ce lundi 16 septembre (Rockstar Games ayant délivré lui-même le jeu à quelques rédactions sélectionnées en leur faisant signer un embargo à cette date et horaire), on s'en fiche à peu près puisque l'on sait d'avance que le nouveau titre de Rockstar sera au pire pas mal, au mieux formidable, et puis de toute façon, ça n'empêchera personne d'aller l'acheter. Non, le plus surprenant est ailleurs car en seulement quelques jours, Rockstar Games a découvert le capitalisme. Et ça ne lui plaît pas. Si, si.

"C'est étonnant cette propension chez les éditeurs mettant en scène des univers de voyous à demander aux commerces d'être honnête. #GTAV"

 

Voilà ce que j'ai pu tweeter hier soir, ayant appris que Rockstar était sur les dents à propos des ventes anticipées de son jeu avant la date de sortie officielle le 17 septembre. Un tweet qui est né de la lecture du Huffington Post, en voici un extrait : "Et l'éditeur ne semble pas apprécier la chose. Rockstar a en effet annoncé au site Gamesindustry ce dimanche 15 septembre qu'il "enquête sur ces 'ventes' anticipées afin de déterminer comment et pourquoi est-ce arrivé"." Rockstar ENQUÊTE ??? Mes aïeux. Brrrrrrrrr.La frayeur fut-elle que plusieurs boutiques de Paris et d'ailleurs ont mis le jeu en vente dès samedi. Sans surprises non plus de ce côté-là, faut bien vivre.

Mais mieux encore, Rockstar promet des sanctions a l'encontre de ceux qui se permettraient de vendre GTA V avant cette date, tolérant un 20 heures le 16 septembre. DES SANCTIONS ???!?? Et pourquoi pas la Police ? Non ? Les CRS aussi ? Tu es gourmand Rockstar... On imagine du reste le dialogue savoureux entre un commissaire et l'avocat de la firme :

L'avocat : - Bonjour, je viens porter plainte contre les méchantes boutiques qui ont vendu le jeu GTA V avant la date officielle de sortie s'il vous plait. Merci. S'il vous plait.

Le commissaire : - ... Bien sûr... Regardons cela... Humpf, humpf... GTA, c'est... c'est quoi précisément ?

L'avocat : - Héhéhé... Hahaha.

Le commissaire : - ...

L'avocat : - Héhéhé... Hum.

 

Rockstar, bad boy du divertissement contemporain proposant à la planète entière de jouer les voyous, se mue donc depuis quelques jours en père Fouettard

 

Oui, de fait, Rockstar, bad boy du divertissement contemporain, pourfendeur de l'American Way of Life proposant à la planète entière de jouer les voyous, portraitiste au vitriol et hors pair d'un pays au bord de la crise de nerf, Rockstar ou l'envers du rêve américain se mue donc depuis quelques jours en père Fouettard contre ces méchants commerçants qui tentent de faire un peu de beurre avant la sortie du jeu en grande surface. Oh oui, que je t'explique Rockstar, les petites boutiques vendent le jeu en avance car dès la sortie officielle, il sera 30% moins cher dans les hypers et supermarchés qui se fichent de faire de la marge sur GTA, car ton jeu n'est qu'un produit d'appel pour eux afin de faire du beurre justement. Oh. Tu le savais déjà ? Dur, le capitalisme, non ? Non ? Ok, on appelle les flics.

Mais le plus singulier dans cette "enquête" signée Rockstar, c'est l'absence de réactions des fans et autres. Pas une voix pour se dire que, quand même, le chantre du politiquement incorrect demandant à la planète entière un peu d'honnêteté, c'est sans doute un peu too much, un poil schizophrène, un brin contradictoire. Si Rockstar est un totem de la contre-culture, il est surtout un emblème de la culture de masse au 21ème siècle : de la drogue, des filles et beaucoup d'action. Et ça vend. Et quand ça vend, on rigole pas avec le Capital. Pauvre Rockstar. Pauvre GTA.

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Le jeu vidéo peut-il vraiment soigner l’énurésie nocturne, autrement dit le « pipi au lit » ?

Un enfant, une fée, un plancher pelvienOui, vous ne rêvez pas, la question est cruciale, du moins lorsqu'on est enfant, ou parent, ou un linge de maison. Selon Polygon.com, quelques urologues pédiatres se sont ainsi réunis à Austin, Texas, sur cette hypothèse étonnante ; et si les jeux vidéo pouvaient aider les enfants qui font "pipi au lit" (et autres accidents urinaires).

Le traitement a déjà un nom : le bio-feedback.

Le défi contre ce dysfonctionnement urinaire nocturne : chercher un moyen d'aider les enfants à identifier les muscles dont ils ignoraient même l'existence, dixit Leslie McQuiston, urologue pédiatre. On propose ainsi aux enfants une série d'exercices pour travailler une région très spécifique, le plancher pelvien. A vrai dire, moi aussi j'ignorais l'existence de ce plancher avant d'écrire cet article. Oh wait...

Il est aussi appelé périnée. Ouf. Pour renforcer ces muscles , les jeux vidéo sont invités sur le plancher. Hum. Un divertissement qui attire si fortement les jeunes esprits que son utilisation s'impose. Des plaquettes de électromyogramme minuscules , un peu comme celles utilisées pour un électrocardiogramme , sont attachés aux jambes de l'enfant, des capteurs qui transmettent la façon dont ses muscles se contractent et se détendre. Ce que l'enfant peut voir.

Sur l'écran, une fée qui n'est autre que l'avatar de l'enfant, un poil romancé, généralement une fée. But du jeu ? Par exemple, contrôle les  muscles du ventre pour diriger la fée et transformer des petites abeilles en fées roses.

Un mois après le début du traitement, l'enfant contrôle bien mieux ses différents muscles avec une séance par semaine. On peut se demander également si l'attente suscitée par un GTA ne relève pas de cette même thérapie.

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E3 2013, Jour 1 (ou comment éviter le jet-lag grâce à 16 heures de jeûne)

IMG_433411 heures de vol, c'est long. Surtout sur la fin, soit une heure après le décollage. On a déjà les mains qui tremblent avant de choisir parmi les neuf films (au total) proposés par l'écran tactile disposé en face de ses cernes. "Un plan parfait" avec Dany Boon, "Le Bounty" avec Mel Gibson... Hé hé. Héhéhéhéhéhé. Hum.

Bref, atterrissage, taxi arménien super sympa, on évoque le grand Charles Aznavour et Issy Les Moulineaux, et puis hop, c'est la découverte de la ville et donc du motel. California.

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Xbox Wouarf

Wouarf, le chien de COD GhostsQuel dommage. Quel dommage qu'une conférence plutôt bien tenue, sobre, sans esbroufe ni trompettes trop voyantes se soit encastrée dans le mur d'une communication finale incohérente, contradictoire, et finalement plutôt néfaste.

Petit récap' : depuis hier soir, la guerre des consoles de salon est relancée. Trois mois après Sony et sa future PlayStation 4, le géant américain Microsoft a présenté à Seattle sa nouvelle console de salon. Son nom : la Xbox One. Bravo aux Nostradamus de la rumeur qui n'y ont vu que du feu. Sans oublier au passage le chien le mieux modélisé de l'histoire du jeu vidéo dans Call of Duty Ghosts. No joke, il a été décrit comme tel à la conférence. Quelle claque, sacré Mabrouk. Wouarf.

Contrairement à son rival japonais, Microsoft a montré son joujou qui n’a qu’un seul objectif : s’imposer comme le centre de divertissement de toute la famille, au cœur du salon. Face à Sony, certes, mais surtout Apple, Google et plus localement Free ou Orange. Rien de moins. Lire la suite

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Don’t Starve : dans la solitude des champs de poltrons

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Il était une fois un dénommé Wilson, gentleman intrépide et un peu fou aux allures de Johnny Depp, dandy fougueux littéralement jeté dans un univers sauvage et menaçant par un démon baptisé Maxwell, un environnement hostile et naturel dans lequel il devra tout simplement survivre. Tel sera donc votre mission dans "Don't Starve", que l'on peut traduire par "Ne mourrez pas de faim" à jouer d'urgence sur PC, Mac et Linux. Urgence, c'est bien le maître mot de cette aventure basée sur la survie.

"Tel un Adam viré du jardin d'Éden, Wilson n'aura donc qu'une mission : survivre en s'adaptant dare-dare à son nouvel environnement."

 

Tel un Adam viré du jardin d'Éden, Wilson n'aura donc qu'une mission : survivre en s'adaptant dare-dare à son nouvel environnement. "Don't Starve" est d'ailleurs très simple à manier : on se déplace soit à la souris, soit au clavier, et on clique pour interagir avec les éléments de ce décor digne de "La guerre du feu". Ensuite, tout est une question de logique et de rapidité. Pendant un orage, il faut veiller à éviter la foudre. Mais d'abord, il faut gérer la faim et exploiter tout ce qui pousse et tout ce qui vit dans l'aire de jeu : plantes, arbres, fleurs, oiseaux, et mêmes insectes. Exemple : en ramassant des brindilles et quelques silex, votre avatar se fabrique ses premiers outils comme une hache pour couper du bois ou une pioche pour creuser. Combinés, ces matériaux permettront à notre héros de réaliser son premier feu. Une nécessité. Lire la suite

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Iron (Dead) Man 3 : la critique

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Il y a fort à parier que l'on ne reverra plus Robert Downey Jr. dans la peau exclusive d'Iron Man après ce formidable épisode pyrotechnique en diable. Comprenez qu'un ou plusieurs passages dans la saga des Avengers sont sans doute possibles, voir quasi certains, mais l'armure rouge et or telle que magnifiée par cet acteur hors norme, semble saluer ici son public pour une ultime pirouette flamboyante. Bon OK, eut-être pour un gros chèque. Pur pop-corn movie sans autre ambition que de te faire oublier le maïs soufflé bruyant qui s'engouffre justement dans ta cavité buccale, Iron Man 3 avance à un rythme effréné, millimétré, cocktail d'action, d'humour et de glamour si savamment orchestré que ses deux heures dix minutes filent comme le vent. Un souffle divertissant où Tony Stark lutte contre le vent pour retrouver un semblant de vie normale face à des monstres qu'il a lui-même engendré, une transhumanité brûlante qui fend l'armure. Pas plus à dire sur un scénario survitaminé à découvrir par soi-même. Sorte de confession agitée de l’industriel arrogant, Iron Man 3 insiste sur l'amour, la femme de sa vie, le doute existentiel du super-héros (est-ce l’homme qui fait le costume ou bien le costume qui fait l’homme ?) et surtout l'enfance. A la manière d'un Spielberg, Tony Stark, malgré son handicap relationnel évident, va se lier d'amitié à un gosse, l'un des vrais beaux moments de ce feu d'artifice où un autre acteur fait jeu égal avec Downey Jr. : Ben Kingsley, mais je te laisse la surprise d'un drôle de retournement bipolaire. L'enfance, seul argument finalement qui pourrait donner lieu un quatrième épisode. Pour ce qui est de cet Iron Man 3, c'est une vraie réussite hollywoodienne, machinerie bien huilée pensée pour ramasser le pactole mais capable parfois d'un peu de folie. On en demandait pas tant.

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